Mobilidade espacial de romeiros negros nordestinos no Norte do Tocantins: transmigração, geossímbolos e quilombos

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Universidade Federal de Goiás

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This thesis examines the mobility processes of Black female and male pilgrims, devotees of Padre Cícero, who, from the 1950s onward, migrated from different parts of Brazil‘s Northeast toward the northern region of the state of Tocantins—especially to the present-day municipalities of Aragominas-TO, Muricilândia-TO, and Santa Fé do Araguaia-TO —in search of the so-called ―Green Banners‖: fertile lands located beyond the great rivers, evoked in visions and narratives. This mobility is marked by collective experiences of devotion, resistance, and Black territorial formation, whose memory remains alive in the quilombola communities established along this route. The research adopts a qualitative and interdisciplinary approach, bringing together geography, history, cultural studies, and quilombola knowledge, and is grounded in a cartography of mobilities developed through a qualitative-interpretive perspective, in which maps are understood as analytical constructions derived from the subjects‘ narratives. The represented trajectories express not only spatial displacements but also experiences, memories, and meanings associated with lived space. The notion of transmigration is central to the analysis and refers to a form of displacement that goes beyond the geometric dimension of space. It describes a process in which subjects and groups move while carrying with them cultural practices, symbolic references, beliefs, and identity-based memories, which are continuously reworked in new territories. Geosymbols correspond to elements that acquire strong symbolic and identity value within geographic space. They express cultural, devotional, and historical meanings and are territorialized by social groups as markers of belonging, memory, and the sacralization of territory. By analyzing community narratives, religious festivals, symbols of devotion, and repertoire of places, the thesis demonstrates that the pilgrims not only crossed the geographic boundaries of a region but also challenged epistemological boundaries, affirming a Black and quilombola geography deeply connected to devotion and ancestry. This work contributes to a critical reading of the territorial formation of northern Tocantins and Brazil by proposing a geography of difference, committed to recognizing historically silenced trajectories and valuing Black ways of occupying, naming, and giving meaning to territory.
Cette thèse étudie les processus de mobilité des pèlerines et pèlerins noirs, dévots du Padre Cícero, qui, à partir des années 1950, ont migré depuis différentes régions du Nord-Est du Brésil vers le nord de l‘État du Tocantins — en particulier vers les actuelles municipalités d‘Aragominas-TO, Muricilândia-TO et Santa Fé do Araguaia-TO — à la recherche des dites « Bannières Vertes » : des terres fertiles situées au-delà des grands fleuves, évoquées dans des visions et des récits. Il s‘agit d‘une mobilité marquée par des expériences collectives de dévotion, de résistance et de construction territoriale noire, dont la mémoire demeure vivante au sein des communautés quilombolas constituées tout au long de ce parcours. La recherche adopte une approche qualitative et interdisciplinaire, articulant la géographie, l‘histoire, les études culturelles et les savoirs quilombolas. Elle s‘appuie sur une cartographie des mobilités élaborée à partir d‘une perspective qualitative-interprétative, dans laquelle les cartes sont comprises comme des constructions analytiques dérivées des récits des sujets. Les trajectoires représentées expriment non seulement des déplacements spatiaux, mais également des expériences, des mémoires et des significations associées à l‘espace vécu. La notion de transmigration occupe une place centrale dans l‘analyse et renvoie à un déplacement qui dépasse la dimension géométrique de l‘espace. Elle désigne un processus par lequel des sujets et des groupes se déplacent en emportant avec eux des pratiques culturelles, des références symboliques, des croyances et des mémoires identitaires, continuellement réélaborées dans les nouveaux territoires. Les géosymboles correspondent à des éléments qui acquièrent une forte valeur symbolique et identitaire dans l‘espace géographique. Ils expriment des significations culturelles, dévotionnelles et historiques, et sont territorialisés par les groupes sociaux comme des marques d‘appartenance, de mémoire et de sacralisation du territoire. En analysant les récits communautaires, les fêtes religieuses, les symboles de dévotion et les répertoire de lieux, la thèse démontre que les pèlerins n‘ont pas seulement franchi les limites géographiques d‘une région, mais qu‘ils ont également défié des frontières épistémologiques, affirmant ainsi une géographie noire et quilombola profondément liée à la dévotion et à l‘ancestralité. Ce travail contribue à une lecture critique de la formation territoriale du nord du Tocantins et du Brésil, en proposant une géographie des différences, engagée dans la reconnaissance de trajectoires historiquement réduites au silence et dans la valorisation des manières noires d‘occuper, de nommer et de signifier le territoire.

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